Liette Vidal



Montréal, (Québec)



Je suis céramiste de formation (diplômée en 2001. Par sa production à petite échelle mon travail est un héritage et un hommage aux savoir-faire traditionnel, de l’art populaire.

Ma vision du rapport aux ressources de la terre est en rupture avec le productivisme, et le gaspillage propre au capitalisme. Cette vision nourrit mon désir de transmettre des connaissances traditionnelles, pour renouer avec un mode de vie plus respectueux du cycle de la nature. Je vois donc ma mission de céramiste autant comme celle d’une gardienne des connaissances qu’à titre d’artiste. En partageant l’héritage des générations d’artisans, je veux susciter le désir du « travail bien fait » dans sa plus pure « imperfection ». Je veux dire par là, que le travail artisanal n’a pas la perfection froide de la pièce fabriquée mécaniquement et en série. Les traces du travail humain, font partie de la beauté de l’œuvre. Ce travail est une source de fierté, un lien à l’histoire de nos communautés, et un lien à notre environnement.

Sur le plan du langage plastique :
J’aime la terre rouge, locale, les pièces costaudes, avec une certaine épaisseur. Actuellement, j’ai envie de recréer le côté fonctionnel pour la vie de tous les jours, des anciennes poteries populaires. J’aime y ajouter une certaine naïveté décorative, en partie inspirée par l’art traditionnel des peuples mais aussi par le langage pictural que je développe dans ma peinture laquelle est influencé par des styles ludique et coloré tel ceux de Miro, Pellan et autres...

Je me sens en accord avec ces mouvements : Art brut – art populaire et naïf – slow art –

« Que nos maîtres soient la Nature et l’Histoire ». William Morris, artisan et socialiste